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Le CNRS

Programmation des Jeudis du CNRS automne-hiver 2018



La délégation Provence et Corse du CNRS organise un cycle de conférences intitulé "Les Jeudis du CNRS".

Ces rendez-vous mensuels proposent à un public curieux de venir s’informer sur des sujets variés d’actualité et d’intérêt régional et d’échanger avec des scientifiques en toute simplicité.


Se déroulant les premiers jeudi du mois de 18h à 19h30 sur le campus Joseph Aiguier à Marseille, ces conférences se veulent accessibles au plus grand nombre.


L’accès gratuit et dans la limite des places disponibles.



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Jeudi 4 octobre 2018


"L’Univers selon Stephen Hawking"


Jean-Pierre Luminet
Directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’astronomie de Marseille (AMU/CNES/CNRS)


Le célèbre physicien britannique Stephen Hawking (1942-2018) s’est essentiellement intéressé aux propriétés de l’espace-temps et aux étranges paradoxes qui peuvent en résulter. Pour ce faire, il a utilisé tout l’arsenal de la physique contemporaine : la relativité générale (théorie de la gravitation), la mécanique quantique (théorie des particules élémentaires et de leurs interactions) et le problématique mariage des deux (la gravitation quantique). Les singularités gravitationnelles, l’évaporation des micro-trous noirs et la cosmologie quantique sont ses contributions les plus significatives.
Situées aux frontières les plus spéculatives de la physique théorique et généralement hors de portée des vérifications expérimentales, ses recherches ont eu pour principal mérite de soulever des problèmes qui, s’il ne les a pas résolus, sont restés ouverts et continuent d’alimenter de fructueux développements en physique fondamentale.


Jean-Pierre Luminet, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’astrophysique de Marseille (AMU/CNES/CNRS), viendra présenter un vaste panorama des recherches sur les trous noirs, la cosmologie et la gravité quantique, domaines dans lesquels il a travaillé et qui l’ont amené à côtoyer Stephen Hawking.


Réécouter la conférence :

MP3 - 87.8 Mo



Jeudi 8 novembre 2018


"Voiture autonome, drone, robotique… La recherche au service des nouvelles technologies"


Nacer K. M’Sirdi
Professeur AMU au Laboratoire d’informatique et systèmes (AMU/CNRS/U Toulon)


Ces dernières décennies, la recherche et l’application de l’automatique dans les domaines de l’automobile, de la robotique ou pour l’énergie et le développement durable, font l’objet d’une attention particulière, notamment pour les aspects sécurité, confort des usagers, économie d’énergie, performances et aide au pilotage.
Par exemple, un des problèmes posé lors des déplacements d’un véhicule autonome est qu’il doit pouvoir s’adapter et réagir en fonction de paramètres extérieurs imprévisibles. Dans un véhicule ou un drone, plusieurs entités de pilotage peuvent également coexister. Dans ces cas, comment définir les rôles et partager les tâches et priorités ?
Pour répondre à ces problématiques, les chercheurs développent des techniques de commandes automatisées capable de faire la part des choses lorsque plusieurs dynamiques inconnues sont en présence. L’évolution des techniques et des connaissances actuelles offrent de nouvelles solutions (automatiques ou assistées) pour améliorer ou modifier la conception d’outils tels que les systèmes de surveillance ou de contrôle-commande.


Nacer K. M’Sirdi, professeur AMU au Laboratoire d’informatique et systèmes (AMU/CNRS/U Toulon), est responsable de l’équipe Systèmes automatisés à structure variable. Il viendra présenter le rôle des technologies de l’information et de la communication dans le développement de ces nouvelles technologies.


Réécouter la conférence :

MP3 - 121.9 Mo


Jeudi 6 décembre 2018


"Lieux saints en Méditerranée : partage et partition"


Dionigi Albera et Manoël Penicaud
Directeur de recherche CNRS et chargé de recherche CNRS à l’Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (AMU/CNRS)


En Europe et en Méditerranée, la question des identités religieuses est l’une des plus sensibles du XXIe siècle, avec une séquelle de contrastes, rivalités et antagonismes parfois violents. Pourtant, depuis leurs origines, les trois monothéismes partagent des croyances, des pratiques, des figures tutélaires et des sanctuaires.
La fréquentation d’un même espace religieux par des fidèles de religions différentes ne va a priori pas de soi pour ceux qui ont foi en un dieu unique. Si les lieux de culte sont moins propices à cette cohabitation, certains sanctuaires génèrent au contraire des croisements entre juifs, chrétiens et musulmans. Caractérisés par une force spirituelle plus importante, ces lieux saints laissent libre cours à plus de dévotion individuelle et de créativité rituelle. Dans certains de ces espaces partagés, la rencontre est marquée par une nette séparation des fidèles qui peut aussi se décliner en hostilité, tandis que dans d’autres, elle génère porosités et hospitalité interreligieuse.


Dionigi Albera et Manoël Pénicaud, respectivement directeur de recherche CNRS et chargé de recherche CNRS à l’Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (AMU/CNRS), sont commissaires de l’exposition Lieux saints partagés qui a été présentée, depuis 2015, au Mucem à Marseille, au Musée du Bardo à Tunis et à Thessalonique, Paris, Marrakech et New York.


Jeudi 10 janvier 2019


"Tous malhonnêtes ? La fraude à l’épreuve de l’économie comportementale"


Marie-Claire Villeval
Directrice de recherche CNRS au Groupe d’analyse et de théorie économique Lyon-Saint-Etienne (ENS Lyon/CNRS/U Lyon 1/U Lyon 2/U Jean Monnet)


La malhonnêteté prend des formes variées (fraude fiscale, dans les transports, corruption…) et représente des sommes considérables en termes de manque à gagner et de coûts de prévention et de détection. Elle a des implications majeures sur la croissance, la sécurité des citoyens et la confiance au sein de la société.
Les économistes ont longtemps expliqué la fraude par un calcul rationnel de l’individu comparant ses bénéfices (revenu accru) et ses risques de détection et sanction. Cette approche a montré ses limites. Sous l’influence de l’économie comportementale et d’expériences en laboratoire et de terrain, on connaît mieux le rôle des incitations monétaires dans le déclenchement des comportements non éthiques ainsi que leurs déterminants non monétaires. Ainsi, si certains sont inconditionnellement honnêtes ou malhonnêtes, la plupart des individus sont sensibles au coût moral de la fraude et à l’exemple des autres.
Dès lors, comment concevoir des politiques plus efficaces ? Faut-il privilégier la sanction ou l’incitation positive ? L’appel à la moralité a-t-elle un effet ? Le renforcement des contrôles peut-il avoir des effets contraires ?


Marie Claire Villeval, directrice de recherche CNRS au sein du Groupe d’analyse et de théorie économique Lyon-Saint-Etienne (ENS Lyon/CNRS/U Lyon 1/U Lyon 2/U Jean Monnet), viendra présenter les éclairages apportés par l’économie comportementale sur la fraude et l’influence des politiques de contrôle sur ces comportements.


Jeudi 7 février 2019


"Apprentissage de la lecture, qu’en dit la recherche ?"


Liliane Sprenger-Charolles
Directrice de recherche CNRS émérite au Laboratoire de psychologie cognitive (AMU/CNRS)


Dans le domaine de l’apprentissage de la lecture, il y aurait une forte opposition entre les chercheurs issus des sciences cognitives et ceux issus des sciences de l’éducation, tout au moins d’après la presse et les réseaux sociaux. Selon ces sources, les premiers soutiendraient que, pour apprendre à lire, il suffit de mettre en place uniquement un enseignement précoce, systématique et intensif du « décodage », c’est-à-dire des relations entre les unités de la langue écrite (<i>, <a>, <u> et <ou>, par exemple) qui, dans une écriture alphabétique, transcrivent les plus petites unités du langage oral (les phonèmes /i/, /a/, /y/ et /u/). Les chercheurs issus des sciences de l’éducation soutiendraient quant à eux qu’il faut non seulement apprendre à décoder mais également travailler sur la compréhension.
Les résultats des recherches montrent qu’il s’agit en fait d’un faux débat, qui s’explique par idées préconçues : par exemple l’idée que le travail sur le décodage nuit à la compréhension, ou encore que l’orthographe du français est trop irrégulière pour permettre un travail systématique sur le décodage.


Liliane Sprenger-Charolles, directrice de recherche CNRS émérite au Laboratoire de psychologie cognitive (AMU/CNRS), est linguiste, spécialiste de l’apprentissage de la lecture et membre du Conseil scientifique de l’Éducation nationale depuis 2018. Elle viendra expliquer les mécanismes mis en place lors de l’apprentissage de la lecture.

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