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Programmation des Jeudis du CNRS automne-hiver 2016



La délégation Provence et Corse du CNRS organise un cycle de conférences intitulé "Les Jeudis du CNRS".

Ces rendez-vous mensuels proposent à un public curieux de venir s’informer sur des sujets variés d’actualité et d’intérêt régional et d’échanger avec des scientifiques en toute simplicité.


Se déroulant les premiers jeudi du mois de 18h à 19h30 sur le campus Joseph Aiguier à Marseille, ces conférences se veulent accessibles au plus grand nombre.


L’accès gratuit et dans la limite des places disponibles.



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Jeudi 6 octobre 2016


"100 ans après Einstein, les ondes gravitationnelles enfin observées"


Tania Regimbau
Chargée de recherche CNRS au laboratoire Astrophysique relativiste, théories, expériences, métrologie, instrumentation, signaux (ARTEMIS)


Voilà un siècle qu’Einstein les avaient décrites. 100 ans plus tard, le 11 février 2016, les collaborations LIGO et Virgo ont annoncé avoir détecté des ondes gravitationnelles pour la première fois. Ces déformations de l’espace-temps, très ténues, ont été provoquées par la collision de deux trous noirs dans une galaxie très lointaine. Cette découverte, non contente de valider la théorie de la relativité générale d’Einstein, ouvre la porte à une nouvelle ère pour l’astronomie.

En effet, l’observation de ces ondes va permettre l’étude de phénomènes cataclysmiques et de remonter encore plus loin dans l’histoire de l’Univers. Et pourquoi pas de détecter les ondes gravitationnelles émises par le Big Bang lui-même.


Tania Regimbau, chargée de recherche CNRS au laboratoire Astrophysique relativiste, théories, expériences, métrologie, instrumentation, signaux (CNRS/Observatoire de la Côte d’Azur/Univ. Nice Sophia Antipolis) et membre des collaborations LIGO-Virgo qui ont détecté les ondes gravitationnelles, présentera ce phénomène et les implications de cette observation, prouesse scientifique et technique, qui pourrait valoir le Prix Nobel de physique dès cette année à ces découvreurs.



Jeudi 3 novembre 2016


"Le secret des formes animales au cœur du génome"


Benjamin Prud’homme
Directeur de recherche CNRS à l’Institut de biologie du développement de Marseille (IBDM)


Pourquoi l’homme et le chimpanzé, qui partagent plus de 99% de leurs gènes, ne se ressemblent-ils pas plus ? Se pourrait-il que les différences morphologiques entre les espèces proches soient dues non pas à des différences entre les gènes, mais plutôt à des différences dans l’activation de ces gènes ? Regard sur le rôle méconnu des interrupteurs génétiques qui orchestrent le fonctionnement du génome et guident l’évolution des formes animales, des motifs de coloration chez les insectes à l’anatomie humaine.


Benjamin Prud’homme, directeur de recherche CNRS à l’Institut de biologie du développement de Marseille (AMU/CNRS) et responsable de l’équipe Evolution et développement de la morphologie et du comportement, dévoilera les mécanismes génétiques responsables des changements morphologiques et comportementaux chez les animaux.




Jeudi 8 décembre 2016


"Comment mieux prédire les épidémies ?"


Alain Barrat
Directeur de recherche CNRS au Centre de physique théorique (CPT)


Les maladies infectieuses tuent encore chaque année des millions de personnes. Et ce malgré les progrès de la santé publique et de la médecine au cours du XXème siècle. Afin d’optimiser les moyens de combattre ces épidémies, il est donc important de mieux comprendre comment elles se propagent. Pour cela, des équipes de chercheurs travaillent à caractériser le comportement humain, en utilisant notamment des bases de données sur les densités de population et les flux de voyageurs pour alimenter leurs modèles.

De récentes avancées sur la mesure des contacts entre personnes fournissent également de nouvelles données de plus en plus détaillées, qui pourraient permettre d’affiner les modèles et donc la compréhension de la propagation des épidémies. Un type d’analyse qui n’en est encore qu’à ses débuts, mais qui pourrait avoir des applications cruciales en termes de santé publique.

Alain Barrat, directeur de recherche CNRS au Centre de physique théorique (AMU/CNRS/Univ. de Toulon) et responsable de l’équipe « Physique statistique et systèmes complexes », viendra présenter ses travaux, réalisés notamment en milieu scolaire, et qui ont permis de proposer des stratégies de lutte en cas d’épidémies.



Jeudi 12 janvier 2017


"Autisme : ce que nous apprennent les replis du cerveau"


Christine Deruelle
Directrice de recherche CNRS à l’Institut de neurosciences de la Timone (INT)


Les troubles du spectre autistique sont des troubles neuro-développementaux qui affectent principalement les relations sociales et la communication. Ces troubles se manifestent aussi par l’apparition de comportements atypiques et le développement d’intérêts restreints. Ils englobent les troubles autistiques dits typiques, le syndrome d’Asperger ou encore les troubles envahissants du développement non spécifiés. Ils sont également associés à un développement anormal du cerveau. Les données récentes en neuro-imagerie suggèrent notamment l’existence d’anomalies du plissement du cortex cérébral. Malgré tout, les mesures classiques de neuro-anatomie n’ont, jusqu’à présent, pas mis en évidence de marqueurs spécifiques de ces troubles.

L’étude d’un nouveau marqueur géométrique, appelé « sulcal pit », pourrait cependant tout changer. En effet, la comparaison de ces sulcals pits dans plusieurs populations d’enfants porteurs ou non de troubles du spectre autistique, a permis de mettre en évidence des anomalies très spécifiques de cette pathologie.


Christine Deruelle, directrice de recherche CNRS à l’Institut de neurosciences de la Timone (AMU/CNRS) et responsable de l’équipe « Cognition sociale : développement normal et pathologique », viendra présenter les avancées de la recherche sur cette pathologie et notamment celles réalisées par son équipe, à l’origine des découvertes permises par l’étude des sulcals pits.



Jeudi 2 février 2016


"La Grande Muraille Verte dans le Sahel"


Gilles Boëtsch
Directeur de recherche CNRS, directeur du laboratoire environnement, santé, sociétés (ESS)


Les pays du Sahel subissent une désertification très importante, qui entraîne une dégradation des ressources naturelles et une diminution de la production agricole. Décidé en 2005, puis approuvé en 2007 par l’Union Africaine, le projet de Grande Muraille Verte est la solution proposée par ces Etats pour faire face à l’enjeu environnemental et climatique.
Pensée à l’origine comme un mur d’arbres traversant le désert pour stopper son avancée, la Grande Muraille Verte se veut aujourd’hui être un ensemble de projets destiné à faire face aux menaces subies par les populations. Changement climatique, sécurité alimentaire, développement socio-économique sont les différents enjeux auxquels doit répondre cette initiative, qui pourrait constituer le plus grand défi du 21ème siècle pour le continent africain..


Gilles Boëtsch est directeur de recherche CNRS, directeur du laboratoire environnement, santé, sociétés (CNRS/CNRST/UCAD/UGB/USTTB) et ancien Président du conseil scientifique du CNRS. Il présentera le développement du projet de Grande Muraille Verte et les premiers impacts de sa mise en place sur le devenir des populations.

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